Paradiso, José Lezama Lima

1966

La parution de ce livre fit sensation à Cuba sous régime castriste. Son auteur affirmait, narquois : « Si la révolution est puissante, elle peut tout assimiler, même le Paradiso. » Mais au fond Lezama Lima savait qu’il n’en serait tien. Exubérant roman autobiographique jouant du télescopage des mots et des images, articulant la vie quotidienne avec des mythologies ancestrales ou la sauvagerie du désir avec les rigueurs de la connaissance, Paradiso aurait pu être signé par un Joyce des Caraïbes. Il n’y avait dès lors aucune chance qu’une révolution contaminée par les relents du réalisme socialiste puisse tolérer une telle liberté : Paradiso fut condamné à l’enfer.

Paradiso, José Lezama Lima

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